2.15. «No risk, no fun!»
Le renard et le boucUn renard était tombé dans un puits et il était bien forcé d’y rester, n’ayant aucun moyen d’en sortir. Un bouc pressé par la soif s’approcha du même puits et, y apercevant le renard, lui demanda si l’eau était bonne. Celui-ci, joyeux d’avance du malheur de l’autre, lui fit de l’eau les plus grands éloges: «Elle est excellente», dit-il et l’invita à descendre. Le bouc, tout à son besoin, descendit sans autre réflexion. Dès qu’il eut apaisé sa soif, il se mit à chercher avec le renard le moyen de remonter. «J’ai imaginé, dit le renard, un bon moyen de nous sauver tous deux. Lève, s’il te plaît, tes pieds de devant contre la muraille et incline tes cornes en avant: moi, je grimperai le long de ton dos, et toi je te ferai ensuite remonter à ton tour.» Le bouc se prêta volontiers pour la seconde fois à l’avis du renard. Celui-ci se servit des pattes de son compagnon comme d’une échelle, lui sauta sur le dos, du dos grimpa sur les cornes, arriva au bord du puits et s’éloigna. Et comme le bouc lui reprocha de violer leurs conventions, il se retourna: «Si tu avais, mon bon, dit-il, autant d’idées que de poils de barbe, tu ne serais pas descendu avant d’avoir examiné les moyens de remonter».«Il en est de même des gens intelligents: qu’ils considèrent d’abord la fin de l’affaire, et qu’ensuite ils l’entreprennent.» Ésope (Vous l’aurez compris, l’histoire n’a rien à voir avec le sujet traité. Mais à défaut d’en avoir trouvé une qui convienne mieux, nous avons choisi celle-ci qui parle aussi de l’escroquerie en général. Espérons qu’elle vous a quand même plu.) Les conseils de Maître Hibou
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